Promenade

Le paysage était joli, on s'est perdu

20 septembre - 26 octobre 2025

Photographies et céramiques

Présentation

La cinquième exposition collective de la Maison du Chanoine présente les œuvres de cinq artistes, un photographe et quatre céramistes, réunis autour du thème de la promenade. La photographie Le paysage était joli, on s’est perdu de l’artiste Philippe Einari Tapissier a donné son titre à l’exposition. Cette œuvre éponyme montre un paysage bucolique de fleurs des champs sur fond de ciel bleu nuageux. Le point de vue est celui du spectateur allongé et contemplant la nature.

La promenade vise à se détendre et procure non seulement un bien-être physique mais aussi un bien-être pour l’esprit. Escapade dans les coins de nature sauvage ou cultivée, balade en bord de mer, échappée dans la forêt, déambulation dans la ville, les exemples de promenade sont aussi infinis que les bienfaits qu’elle procure. La promenade permet, entre autres, de se ressourcer, méditer, se distraire, découvrir un monument ou un paysage. La promenade est liberté, curiosité et évasion.

Pour tout artiste, la promenade est encore plus importante : elle est l’une de leur plus grande source d’inspiration. Elle éveille en eux des idées qui les conduisent à des actes créateurs. En résultent des œuvres de styles, de techniques et de significations variés. Les approches exploratives de nos artistes témoignent, en effet, d’une grande originalité : Philippe Einari Tapissier et ses vibrantes photographies de paysages découpées en fragments, puis recomposées par superpositions, laissant le spectateur libre de cheminer dans les profondeurs du cliché ; Francine Michel et ses monumentales sculptures élancées, façonnées au colombin de grès, qui défient non seulement la gravité mais aussi les végétaux des jardins qu’elles investissent ; Laure Pollet est ses vases en grès chamotté, aux lignes épurées et architecturales qui transposent avec poésie une topographie urbaine ; Barbara Lormelle et ses sobres vases en porcelaine au décor de superpositions d’émaux créant d’imaginaires et apaisants paysages panoramiques verts et noirs, et enfin, Lucie Crouan et ses élégantes formes sculpturales, en grès brut, inspirées d’un petit coquillage marin, qui montrent comment partir du réel et tendre vers l’abstraction par une stylisation absolue.

Les œuvres retranscrivent les émotions ressenties devant l’harmonie et la beauté des paysages. Les artistes nous invitent à les contempler et à nous y perdre.

Préface, extrait du catalogue.

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