Grégoire Lemaire

Grégoire Lemaire, né en 1983, est céramiste. Il vit et travaille à Gien (Loiret). Grégoire a d’abord pratiqué la céramique en amateur, mais sa curiosité et la découverte des potiers de La Borne l’ont vite poussé à franchir le pas professionnel. Il n’a pas suivi de formation traditionnelle comme la majorité des céramistes. Il a acquis compétences et connaissances par lui-même grâce à un travail acharné, en s’exerçant seul dans son atelier tout en continuant à travailler comme salarié.

Grégoire Lemaire, Sculpture, 2026, grès émaillé, h. 68 cm

Grégoire Lemaire, Sculpture

2026, grès émaillé, h. 68 cm

Grégoire Lemaire, Vase, 2026, grès émaillé, h. 50 cm

Grégoire Lemaire, Vase

2026, grès émaillé, h. 50 cm

Grégoire Lemaire, Vase et sculpture, 2026, grès émaillé, h 45 et 62 cm

Grégoire Lemaire, Vase et sculpture

2026, grès émaillé, h 45 et 62 cm

Grégoire Lemaire, Vase, 2026, grès émaillé, h. 27 cm

Grégoire Lemaire, Vase

2026, grès émaillé, h. 27 cm

Être un artiste autodidacte libère, certes, de toutes contraintes et influences, mais exige beaucoup de rigueur et une certaine abnégation, lesquelles ont permis à Grégoire d’atteindre une pleine maîtrise technique de la céramique. Il en résulte une démarche créatrice libre et surtout expérimentale qui fait de lui un céramiste singulier. Grégoire a aussi développé un style reconnaissable et unique : à la fois dynamique, foisonnant, très réfléchi et poétique. Enfin, Grégoire est l’un des rares céramistes de sa génération à collectionner la céramique moderne et contemporaine, à détenir de nombreuses connaissances en histoire de l’art de la céramique et à les partager avec passion.

Grégoire présente des pièces en grès aux formes simples inspirées des traditionnels vases et jarres qu’il réinterprète et décline en de multiples versions élancées, épanouies en largeur ou aux parois se subdivisant en boudins. Quatre types de décor, entièrement réalisés à la main, distinguent ces œuvres sculpturales. Certaines reçoivent un décor gravé de lignes ondulantes et de motifs répétitifs imbriqués entièrement recouvert d’émaux aux couleurs vives : bleu, jaune, vert, parme ou orangé. D’autres pièces arborent un décor graphique noir et blanc, gravé et obtenu au pochoir, se détachant sur un fond bleu vif ou vert plus ou moins uniforme obtenu par pulvérisation. Quelques pièces sont monochromes bleu azur, abricot et vert au toucher velouté et granuleux et d’autres présentent un décor blanc et doré. Plusieurs cuissons sont nécessaires afin d’obtenir certains effets complexes. Le point commun à toutes ces pièces : Grégoire aime expliquer que son « but est de dessiner une musique, une harmonie entre rythmes et syncopes » et que chacune de ses œuvres doit trouver « sa mélodie ».

Expositions à la Maison du Chanoine :